Rassemblement National Du Gers

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Lévothyrox : une Gersoise lance l'alerte sur le net

Le changement de formule d'un médicament contre l'hypothyroïdie a déclenché la colère des utilisateurs, qui lui reprochent des effets secondaires. dans le Gers, une utilisatrice a sonné l'alarme et diffusé une pétition sur les groupes de parole, réclamant le retour à l'ancien produit.

 

Depuis hier matin, un numéro vert a été mis en place pour répondre à l'inquiétude des utilisateurs de Lévothyrox, un médicament souvent pris à vie contre l'hypothyroïdie. La formule a été modifiée en mars dernier, et des milliers d'entre eux font état d'effets indésirables, parfois très gênants dans leur vie quotidienne, ou pire, avec un recul des bénéfices apportés par le médicament. Parmi eux, Armelle Clabaux, une Gersoise qui prend du Lévothyrox depuis 26 ans. Elle a largement diffusé la pétition pour le retour à l'ancienne formule — qui a recueilli déjà plus de 79 000 signatures sur le net — auprès des médias, et participe à un groupe de discussion sur le sujet de près de 10 000 personnes.

 

Changement de formule

Tout est parti du constat de nombreux usagers : le nouveau médicament s'accompagne de nausées, d'une sensation d'épuisement, de migraines, ou de bouffées de chaleur. «Je n'avais pas fait le lien avec le Lévothyrox au départ, explique Armelle Clabaux. C'est en faisant un dosage que mon endocrinologue a détecté une rechute.» Son hypothyroïdie, pourtant stable depuis 20 ans, s'aggravait. «Mon taux de TSH oscillait entre 0,15 et 0,20, là on était à 2,44…» Le changement de formule ne concerne pas la molécule active du Lévothyrox, mais les excipients, qui doivent assurer la bonne conservation du principe actif. Du coup, Armelle Clabaux a déniché dans son armoire à pharmacie une ancienne plaquette de Lévothyrox, et a suivi son traitement habituel pendant 3 semaines. Les symptômes ont disparu… Mais depuis, il a fallu reprendre le traitement actuel, et les malaises reviennent. Le Lévothyrox est pris par près de 3 millions de patients. Et Armelle est consciente que pour la plus grande majorité, le changement est indolore. «Mais c'est vraiment très pénible à vivre pour les personnes concernées. En Belgique, on trouve le produit pur, sans excipient, la partie modifiée du Lévothyrox. D'autres achètent des médicaments sur Internet, ou arrêtent carrément, mais c'est dangereux…» Elle, comme les milliers de pétitionnaires, réclame la vente des deux formules : «On entend bien faire céder l'ANSM* !»

*Autorité nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

 

«De plus en plus de questions» 

Dans les pharmacies, les professionnels doivent faire face à un afflux de patients inquiets. «Toujours les mêmes symptômes, fatigue, bouffées de chaleur», explique une pharmacienne. Alors que le fabricant, Merkk, assure qu'il s'agit de malaises psychosomatiques, elle s'insurge : «J'ai une collègue concernée, ce n'est pas le genre de personne qui est sensible à ça !» Les malaises évoqués par les anti Lévothyrox «2017» sont souvent ceux de l'hypothyroïdie. Ce dysfonctionnement de la thyroïde, glande suituée dans le cou dont la production d'hormones régule de nombreuses fonctions vitales, entraîne l eplus souvent un traitement à vie. L'hypothyroïdie concerne près de 0,5 % de la population, en France.

0800 97 16 53

Accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, ce numéro vert mis en place par l'ANSM hier «permet aux gens qui «débutent» dans la maladie de mieux cerner la question, estime Armelle Clabaux. C'est une bonne chose, mais ce n'est pas utile pour les gens qui vivent avec le Lévothyrox depuis 26 ans comme moi».

 

https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/24/2632734-levothyrox-une-gersoise-lance-l-alerte-sur-le-net.html

 



28/08/2017
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